En juin 2013, le directeur de la NSA assura que les programmes de surveillance des télécommunications avaient permis de déjouer des douzaines de «complots terroristes». En octobre, il révisa son estimation à la baisse, évoquant 13 «événements» en rapport avec le territoire américain, avant d'admettre que le nombre de menaces étouffées dans l'?uf par le programme de collecte des métadonnées téléphoniques se montait à une ou peut-être deux. En fin de compte, ne resta qu'un seul complot à avoir été déjoué par plus de dix ans de collecte massive de fadettes téléphoniques : un habitant de San Diego arrêté pour avoir envoyé 8 500 dollars à un groupe militant somalien.

Contrairement au discours officiel, qui les a légitimés, ces instruments sont de très piètres moyens de «détection antiterroriste». Récemment, dans l'entre-soi d'un think tank de Washington, un ex-directeur de la NSA, Michael Hayden, fit cette confidence : «Je crois que nos dirigeants ont beaucoup trop cherché à justifier les activités de la NSA sur une base étroitement antiterroriste. Une telle justification est tout simplement inadéquate au regard de ce que font les Etats-Unis. Nous avons beaucoup d'autres motivations ? liées à la souveraineté étatique.» Edward Snowden, de son côté, ne dit pas autre chose : «Ces programmes n'ont jamais été conçus en réaction au terrorisme : il s'agit d'espionnage économique, de contrôle social, et de manipulation diplomatique. C'est une question de pouvoir.»

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